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Infos pratiques

  1. Que gagne une société pétrolière par litre vendu ?
  2. Le prix à la pompe ne fluctue pas autant que le prix du pétrole brut! Comment cela s'explique-t-il ?
  3. Qu'est-ce que le contrat de programme ?
  4. Pourquoi les carburants sont-ils devenus si chers ?
  5. Cher, très cher, le plus cher...

1. Que gagne une société pétrolière par litre vendu ?

A l'inverse de l'Etat, les opérateurs ne disposent pas de marges flexibles. Quels que soient les prix d'achat de produits raffinés, à la date du 1/1/2006, les opérateurs disposent d'une marge maximum de 0,048 € par litre de mazout de chauffage et de 0,136 € par litre de carburants (essence ou diesel).

Cette marge sert à couvrir l'ensemble des coûts de la porte de la raffinerie aux clients : le transport, le stockage, la distribution, les frais administratifs et de personnel et les ristournes éventuelles. Une fois tous ces frais déduits, le bénéfice par litre pour l'opérateur se chiffre en dixième de centimes.

2. Le prix à la pompe ne fluctue pas autant que le prix du pétrole brut! Comment cela s'explique-t-il ?

En raison de la très forte pression fiscale appliquée sur les produits pétroliers dans notre pays, la variation du prix du pétrole brut influence moins le prix des carburants à la pompe qu'aux Etats Unis par exemple.

Prenons l'exemple de l'essence 95 sans plomb (janvier 2006) :
Prix de base (produit sortant de la raffinerie) : 0,344 €/l = 26,22%
Marges 0,147 €/l = 11,22%
Accises + cotisation énergie + TVA : 0,819 €/l = 62,57% !

Prix maximum consommateur 1,310 €/l = 100%


Si, du jour au lendemain, le prix du brut perdait un tiers de sa valeur et passait par exemple de 66 à 44 dollars par baril, le prix de base de l'essence passerait de 0,344 €/l à 0,229 €/l. Ceci entraînerait une baisse du prix maximum de 0,139 €/l (10,6% du prix maximum) alors que le brut a perdu 33%!

Par contre, pour les produits avec peu de fiscalité comme le gasoil de chauffage, l'effet du prix du brut se répercute beaucoup plus sensiblement sur le prix au consommateur. Ainsi le prix maximum du gasoil de chauffage était de 0,5285 €/l au 1er janvier 2006. Une même baisse de 33% réduirait le prix maximum de 0,144 €/l, une baisse de 27,2%.

3. Qu'est-ce que le contrat de programme ?

Le contrat de programme fixe la méthode de calcul du prix maximum des produits pétroliers; il fixe donc un prix plafond, le prix à la pompe étant bien entendu déterminé par la concurrence sur le marché entre les différents opérateurs.

Le tout premier contrat de programme a été conclu en 1974 entre l'Etat belge et la Fédération Pétrolière Belge (FPB).


Pourquoi un contrat de programme ?

La crise pétrolière de 1973-1974 nous a appris que l'ancienne manière d'adapter les prix (demande de hausse de prix comme pour le pain) n'était pas suffisamment flexible pour répondre aux changements rapides des prix du pétrole brut sur le marché mondial et à l'évolution du cours du dollar.

Ce manque de flexibilité ne permettait pas de refléter suffisamment rapidement les fluctuations du marché international dans le prix des produits finis. Ceci provoqua un véritable chaos sur le marché belge et déboucha finalement sur une pénurie de l'offre dans notre pays. Qui parmi nous a oublié les dimanches sans voiture et la pénurie aux pompes ?

Après cette expérience, les autorités décidèrent en 1974 d'instaurer un nouveau système qui prendrait automatiquement en compte le marché mondial. Si les prix des produits pétroliers sur le marché international dépassent un certain seuil, le prix maximum est automatiquement revu à la baisse ou à la hausse.

L'objectif premier est atteint : avec le contrat de programme, les prix maxima en Belgique sont mieux adaptés aux marchés internationaux. De plus, des mécanismes existent dans le contrat de programme afin de garantir l'approvisionnement du pays et de protéger le consommateur belge contre tout risque de spéculation en cas de crise.


Comment calcule-t-on le prix concrètement ?

Le Ministère des Affaires économiques calcule chaque jour le prix au litre des produits finis (essence, diesel, gasoil de chauffage, ...) en tenant compte de leur cotation internationale et du cours du dollar.

A ce prix s'ajoute une marge de distribution qui couvre tous les frais opérationnels pour amener le produit de la raffinerie au consommateur. Viennent enfin les frais liés à la réserve de stockage obligatoire, les frais de distribution, la contribution au fonds d'assainissement du sol des stations-service et les taxes (accises et T.V.A.).

4. Pourquoi les carburants sont-ils devenus si chers ?

Vous énervez-vous encore à la vue des prix élevés des carburants ? Divers facteurs sont responsables de l'énorme augmentation du prix de l'essence et du diesel par rapport à il y a quinze ans.


Le marché mondial

Nous consommons de plus en plus de carburant. La demande augmente mais l'offre diminue. Cela est surtout dû aux limitations de la production par les pays producteurs de pétrole (OPEP). Pas étonnant que les prix augmentent. Sur le marché mondial, et à la pompe…!


Le fisc

Il n'est pas à plaindre. L'Etat belge s'enrichit également à chaque kilomètre que nous roulons. L'ensemble des accises, des taxes sur l'énergie et la TVA ne représentent pas moins de 56% du prix d'un litre de diesel. Et pour l'essence, cela monte à 67%. Vous trouverez ces chiffres ainsi que d'autres sur le site du Ministère des Affaires èconomiques.

5. Cher, très cher, le plus cher...

Depuis 1999, les carburants ont connu des hausses de prix vertigineuses : + 20% pour l’essence 95 sans plomb, + 37% pour le diesel. Mais le prix d’un carburant n’est pas nécessairement identique d’une pompe à l’autre. De nombreux points de vente accordent en effet des remises plus ou moins importantes par rapport au prix officiel maximum.

L’enquête de Test-Achats a passé en revue les prix affichés dans la presque totalité des stations-service du pays, soit un total de 3230 points de vente.


Portrait global

Environ 70% des stations-service du pays appliquent une remise sur le prix officiel.

Sur l’ensemble des stations-service qui appliquent une réduction, celle-ci est en moyenne de 3,52% sur le super 95 et de 4,70% sur le diesel. Dans la majorité des cas, la réduction est inférieure à 5% mais pour le diesel, plus d’une pompe sur dix accorde une réduction supérieure à 7,5%. Les réductions les plus importantes rencontrées dans le cadre de cette enquête atteignaient tout de même 16 à 17%.

Par province, c’est dans le Hainaut que les réductions sont les plus fréquentes (plus de 90% des stations) et les plus importantes en moyenne : respectivement 3,65% et 4,64% de moins que le prix maximum officiel pour l’Eurosuper 95 et pour le diesel. Viennent ensuite la province du Brabant flamand et celle d’Anvers (avec des réductions moyennes de 2,84% et 2,54 pour l’Eurosuper 95 et de 3,51% et 3,96% pour le diesel). En revanche, avec des réductions moyennes de 0,92% et 1,33% seulement, le Luxembourg est la plus chère des provinces et une majorité de stations y appliquent le prix maximum officiel.


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